• Ça y est ! Je l'ai rêvé vous l'avez fait ! La barre des 1000 visiteurs a été franchi !!

    Alors un grand 1000 !!

     

    A bientôt sur la toile !

    Ps : je rappelle que le petit jeu : un mot-une histoire est toujours d'actualité !!

     

     


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    Ma grand-mère avait coutume de dire que je fonctionnais comme une voiture diesel : très longue au démarrage mais une fois lancée, rien ne m'arrête. 

    Suite à cette conversation quelque peu désagréable avec Fabrice et ma mère, je décide de prendre ma vie en main et de m'installer à Montfleuri. Certes, la vie chez "Chez Ginette" est très agréable mais il me faut mon propre chez moi. Ainsi après plusieurs jours de recherche, je déménage dans un magnifique deux pièces au deuxième étage d'une maison, rue de la mairie. J'ai vu sur les montagnes, la mairie et l'église du village. Il faut dire qu'à Montfleuri, il n'y a que trois rues : Rue de la mairie (où se trouve la mairie), Rue du lavoir (où se trouve l'ancien lavoir) et Rue des commerces (je ne vous fais pas un dessin, tout le monde a compris !). Heureusement, la déchetterie est dans le village voisin, sinon on aurait eu le droit à Rue de la déchetterie ou Rue des poubelles !

    L'appartement est plutôt modeste avec une pièce principale comprenant salon et cuisine et deux autres pièces ou l’on trouve une chambre et une salle de bain avec les toilettes. Les murs sont décorés dans le pur style montagnard avec du lambris de partout que le propriétaire a eu la gentillesse de peindre en blanc cassé.

    Certes, je manque cruellement de rangements et ça me change de mon quatre pièces que je partageais avec Fabrice mais au moins c'est chez moi. Et puis j'ai voulu cette vie alors autant prendre les choses du bon côté.

    Après l'appartement, je me lance dans la recherche d'un travail. Je ne peux pas continuer à vivre sur mes réserves, d'autant plus que je compte bien investir cet argent. Dans quoi ? Pas la moindre idée pour l'instant mais je suis sûre que je ne veux pas dépenser mon capital en restant à l'hôtel en me tournant les pouces.

    Je commence par écrire un mail à Rebecca et Luis. Je leur explique que je veux prendre un congé sabbatique afin de faire le point. Je joins un petit courrier à Rebecca histoire de faire les choses dans les règles administrativement parlant. Elle me répond presque tout de suite pour me dire qu'elle transmet mon courrier et qu'une réponse suivra dans quelques jours.

    J'en profite pour les inviter à venir se ressourcer à la montagne. Le rendez-vous est pris pour quelques semaines plus tard à l'occasion de la fête de l'été.

    Je vois beaucoup Gabriel. C'est un bon ami, toujours de bon conseil.

    Une fois l'accord du congé sabbatique obtenu, je décroche un poste de serveuse dans l'unique restaurant de Montfleuri. Ce n'est pas le job de ma vie mais ce travail a le mérite de me laisser du temps pour réfléchir à mon avenir. En effet, je ne travaille que le midi et quelques week-ends. Cet emploi est cependant plus fatiguant que dans mon souvenir (j'avais été serveuse dans un restaurant durant mes études), il n'est pas gratifiant non plus mais il me permet de payer les factures et la nourriture sans avoir à trop toucher à mes réserves. Chose très importante à mes yeux car j'ai beaucoup de projets et je me suis fixée comme objectif d'en réaliser au moins un.

    C'est ce que j'explique à Rebecca et Luis quand ils viennent me voir chez moi pour la fête de l'été. Luis en profite aussi pour me dire les derniers potins de l'entreprise. Apparemment, mon départ a été un choc pour tout le monde et les rumeurs les plus sordides circulent sur mon compte. Ainsi, j'ai appris que je suis atteinte d'une maladie grave et que je viens d'emménager avec ma petite amie.

    Ceci ne me surprend pas vraiment : cette société est un nid de commères et j'ai déjà entendu beaucoup de choses au début de ma relation avec Fabrice.

            - Que comptes-tu faire avec Fabrice ? Me demande Rebecca alors que nous marchons dans les rues de Montfleuri en direction du lieu de la fête

    - Rien, pourquoi ?

    - Tu ne crois pas que tu lui dois une petite explication ?

    La question m'a déjà traversée l'esprit plusieurs fois mais vu notre dernière explication, l'envie est vite repartie. Je hausse les épaules et répond :

    - Je ne vois pas quoi lui dire de plus pour l'instant.

    - Que tu ne veux plus le revoir par exemple, suggère Luis. Tu sais il dit à tout le monde que tu vas revenir.

    - En tout cas, ajoute Rebecca, je sais pourquoi tu ne veux plus partir d'ici.

    Elle me désigne du menton Gabriel qui se dirige vers nous en souriant.

    - Vous devez être Luis et Rebecca, Emma m’a beaucoup parlé de vous, dit-il en arrivant à notre niveau

    - Oui, et tu dois être Gabriel, fait Rebecca.

    - C'est bien moi.

    J'ai tout de suite senti que le courant passait bien entre mes deux amis et pendant que je virevolte sur la piste de danse avec Luis je réalise que je me sens à ma place à Monfleuri. Cette sensation me fait un peu drôle car ça fait bien longtemps que je n'ai pas ressenti cela. En effet, lorsque j'habitais avec Fabrice, je me sentais plus chez lui que chez moi. Certes, l'appartement me plaisait mais il avait engagé une décoratrice pour refaire l'intérieur et au final, cet endroit ne me ressemblait pas.

    Je comprends soudain que dans cette histoire, je me suis oubliée, je me suis un peu perdue aussi et je compte bien me retrouver.

     


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  • Salut les blogeurs !

    Je me permets de m'adresser à vous car j'ai plusieurs infos à vous donner.

    Tout d'abord,  je voulais vous faire remarquer que j'ai inséré des rubriques de sondages dans la colonne de gauche. N'hésitez à me donner votre avis car quelques part, c'est vous qui faites aussi vivre ce blog.

    Ensuite, je voulais vous remercier. En effet, j'approche tranquillement des 1000 visiteurs alors MERCI ! Je ne pensais pas en arriver là aussi vite ! Afin de fêter cela dignement, je vous propose un petit jeu dont voici les règles : c'est vous qui allez me proposer mes prochains thèmes que je publierai sur le blog. Je m'explique : en MP ou en commentaire de ce post, je vous propose de m'imposer un thème.  Ça peut être n'importe quoi : un mot, un genre ou ce que vous voulez et je m'engage à écrire un nouvelle en fonction de vos propositions.  Vous avez envie de lire un polar, une histoire avec une vieille dame, ou que je vous raconte l'histoire d'une croute de fromage ? Pas de problème proposez le moi ! En échange,  je vous identifierais au début de la nouvelle avec un lien vers votre blog (oui je ne draine pas des millions de lecteurs mais un peu de pub n'a jamais fait de mal). Bref, si ce n'est pas clair, je serais ravie de vous repondre.

    Enfin, je voulais vous informer que je suis en vacances la semaine prochaine, il n'y aura donc pas de publications mais on se retrouve à mon retour, c'est promis.

    Laissez parler votre imagination ! A bientôt

    Anna


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    Aout 1992 :

     

                Une grande maison se dresse devant moi. Elle est faite en pierres grises avec un toit en ardoise. C’est une ancienne bâtisse construite il y a longtemps avec une histoire, un passé qui s’écrit à l’intérieur de ses murs avec de vieilles photos. L’été les femmes du village se réunissent devant ses fenêtres autour du lavoir et parlent de tout et de rien : de la vie, du travail, de leurs enfants. J’imagine que ce sont les mêmes discutions cent fois répétées.

                  J'ai neuf ans. Je suis en vacances dans les Pyrénées avec mes parents, mes frères et mes grands-parents. La maison appartient à ma grand-mère qui la tient de ses propres parents. C'est une maison familiale qui a vu plusieurs générations passer entre ses murs.

    Depuis que nous sommes là (soit deux semaines), je m'ennuie. Il n'y a rien à faire pour une fillette de neuf ans dans ces vieux villages. Mon père pensait que ça nous ferait du bien de respirer l'air de la montagne mais c'est raté : il fait tellement chaud que faire des balades nous exposeraient à un risque sérieux d'insolation. Nous restons donc tous les neuf dans la maison, calfeutrés à attendre le soir pour pouvoir nous mettre sur le banc devant la demeure et observer les allers et venues des habitants. Le temps s’écoule lentement au rythme de mes lectures et des jeux de cartes car bien sûr il n’y a pas de télévision ici. Le vieux poste de radio crachouille de la musique classique de temps à autre et je me sens complètement déconnectée. J’envie mes amies parties à la mer.

    Ce jour-là, fatigués de rester enfermés, mes parents, mes frères et mon grand-père décident de partir à la cueillette de mûrs sauvages. Moi, je reste avec ma grand-mère dans la cuisine à surveiller la préparation de la tarte pour ce soir.

    Alors que la pâte repose dans le frigo, je monte lire un peu dans la chambre que je partage avec mes frères.

    C’est une grande pièce, type dortoir, avec trois lits alignés. A côté de mon lit, il y a une grande armoire avec deux énormes valises marron posées au sommet. Depuis mon arrivée, je me demande ce que peuvent bien contenir ses mystérieuses valises. Je me suis fait toute une histoire dans ma tête imaginant qu'elles renferment des jouets ou un trésor. C'est précisément à cela que je suis en train de penser quand ma grand-mère apparait devant la porte de la chambre. 

    - Qu'est-ce que tu fais ? me demande-t-elle. 

    J'hésite à lui dire la vérité mais finalement, je me lance.

    - Je me demandais ce que contenaient ses valises, je réponds en montrant du doigt l'objet de ma curiosité.

    - Tu veux qu'on regarde ?

    Un peu surprise, je fais oui de la tête et ma grand-mère monte sur la pointe des pieds pour aller chercher les deux valises.

    Elle les pose par terre sur le vieux parquet. Elles semblent légères finalement avec leur couvercle usé par les années. Les fermoirs argentés et les poignées sont devenus gris à force d’être manipulés. Ma grand-mère n'a aucun mal à ouvrir la première. Lorsque je découvre son contenu, je suis un peu déçue. Je m'attendais à autre chose que de vieux draps, des nappes et des jupons. Ma grand-mère m'explique que tout cela appartenait à mes arrières grands parents et me montre comment les femmes s'habillaient à l'époque. Elle se déguise et je ri de la voir ainsi habillée à la mode d’un autre temps. Les draps sont marqués aux initiales de la famille, brodés à la main, surement par mon ancêtre.

    Le contenu de la seconde valise se révèle beaucoup plus intéressant. En effet, elle est remplie de photos et de lettres. Je comprends qu'elle contient l'histoire de ma famille. J'y découvre mes arrières grands parents le jour de leur mariage, puis avec ma grand-mère et son frère. Des photos de vacances, du premier jour d’école de mon grand oncle, d’anniversaire, c’est un autre temps, d’autres histoires qui s’offrent ainsi à moi. Je retrace les différentes étapes de leur vie et voit comment était la maison à l'époque. Les yeux de ma grand-mère brillent quand elle regarde les lettres écrites par mon arrière-grand-père au moment des deux guerres mondiales. J'y découvre leur amour, leurs rêves mais aussi leurs craintes. Je suis émues de découvrir ses petits morceaux de mon passé oublié.

    - Qu'allons-nous faire de tout cela ? demande ma grand-mère une fois que la valise est vide.

    Les photos sont éparpillées sur le sol et recouvrent une bonne partie du parquet devant nous. Je réfléchi quelques instant et propose :

    - Remettons tout là-haut.

    Mon aïeule me regarde sans comprendre et je lui explique : 

    - Ces deux valises appartiennent à la maison. Il faut les laisser ici pour les générations futures.

    Ma grand-mère hoche la tête et me dit de l'attendre. Elle revient quelques minutes plus tard avec son propre album photo dont elle ne se sépare jamais. Elle glisse à l'intérieur de la valise des photos de mon père, de mon oncle, de moi et mes frères ainsi que de mes cousins et me dit avec un clin d'œil que l'histoire de la famille continue. Nous remettons les valises en place au-dessus de l’armoire et nous éclipsons en silence. Nous sommes toutes les deux dépositaires du secret des deux valises.

    Aujourd'hui, j'ai trente ans. La maison de mes ancêtres a été vendue et je me demande souvent ce que sont devenues ses deux valises. Ont-elles fini à la poubelle avec leur contenu ? Sont-elles toujours au-dessus de l'armoire ? Ou sont-elles cachées dans le grenier en attendant que quelqu’un les découvre ?

    Quoi qu'il en soit, je n'oublierais jamais cet été ou j'ai pu toucher du doigt l'histoire de ma famille grâce à ses deux mystérieuses valises.

     


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  • Coucou !

    Je vous informe que La vie d'Emma est disponible sur mon best seller

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    Venez me donner votre avis !

    Merci


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